par Aimé Kuntz
Je prends le train de 17h33 de Colmar à Strasbourg et, comme à chaque voyage depuis quelques jours, j’oeuvre pour la poursuite du service vélo.
Ce soir, je m’adressais à un monsieur, la cinquantaine, belle tenue, chapeau, cravate et vélo attendant sur le quai l’arrivée du train. “Comment faites-vous le 1er octobre ?” sont toujours mes premiers mots. “Je ne sais pas, j’ai appris aujourd’hui seulement l’interdiction de monter avec les vélos”.
Je ne résumerai pas ici le flot débordant des mots suivants. L’incompréhension est totale. Avec la publicité faite depuis des années autour du vélo pour se montrer attrayante, la SNCF maintenant surprend et fâche. Nous prendrait-on pour ce que nous avons cessé d’être, les habituelles brebis d’usagers du service public prêts à dire bêêêh à cette nouvelle orientation.
A bord du train, une jeune medecin interne à Colmar, avec son vélo de retour de congé, me confiait la même chose. Les gens sont effarés. Les gens sont fâchés. Les gens ruminent sévères, et détestent. Puis avec d’autres voyageurs, nous comptons les passagers en voiture 1ère classe. De Colmar à Sélestat, ils étaient deux. Le reste du trajet, il voyageait seul !
Nous comptons aussi les vélos qui sont quatre dans les accès de la voiture 1ère classe en queue de train.