par Aimé Kuntz
Retour sur le communiqué de la Région Alsace du 24 septembre 2007.
Selon le Conseil Régional Alsace et la SNCF, la solution à tous nos problèmes consiste à acquérir chacun un second vélo, puis de le stationner à proximité des gares de destination.
Cela doublera le nombre de vélos. Or les délais d’attente sont déjà démesurément longs, entre 1 an à Colmar et 4 ans à St. Louis.
Suite au communiqué de la Région Alsace et de la SNCF du 24 septembre, le Collectif pose les questions suivantes lorsque nous lisons :
“Nombreux sont ceux qui n’auront pas le temps de trouver une nouvelle solution avant fin septembre”.
Mais alors, pourquoi avoir précipité une telle décision ?
Et, les voyageurs n’ont-ils pas le temps ou ne peuvent-ils pas trouver d’autres solutions ?
“Les vélos resteront tolérés à bord des trains concernés, dans la limite des places disponibles”.
La plupart des crochets et le fourgon ayant été retirés, combien restent-ils de places disponibles ?
Les employés et étudiants doivent-ils les tirer au sort sur les quais avant de monter dans les trains ?
“La SNCF offrira pour une durée d’un an une place gratuite à Strasbourg et Mulhouse”.
Qu’en sera-t-il la seconde année ?
Comment un salarié au smic pourra-t-il financer ces dépenses ?
“40 arceaux seront installés à Sélestat, 50 à Colmar et 50 à St. Louis”.
Ces emplacements seront-ils suffisants ? Qu’en est-il de la sécurité ?
Que faire quand un vélo laissé en gare est retrouvé avec une selle, une roue manquante ?
“La SNCF devra s’assurer d’une offre de location de vélos”.
Quand pourrai-je louer un vélo au mois à un prix abordable pour me rendre sur mon lieu de travail ?
A Mulhouse, la location à la journée coûte 5 €, est-ce là une proposition dans l’intérêt des voyageurs ?


Photo gauche : Denis Gehlé, gare de Colmar, http://brocollection.free.fr
photo droite : http://watercollection.fr